Contexte du programme

Aviation in Africa Le secteur de l’aviation est essentiel pour le développement socioéconomique de l’Afrique, car il joue un rôle clé en termes de promotion du commerce international, de tourisme et d’intégration régionale. Ce secteur est particulièrement important en raison de la taille du continent et de ses nombreux obstacles physiques tels que les déserts, les forêts tropicales et les montagnes. Les limitations des infrastructures de transport terrestre accroissent d’autant plus son importance. Dans ce contexte, le développement des services aériens est une condition nécessaire à l’expansion de l’économie et du tourisme en Afrique.

Le transport aérien en Afrique ne représente que 3 % du trafic mondial total, ce qui indique que le continent est un marché colossal inexploité. À l’horizon 2030, il est prévu une croissance annuelle de 5,1 % pour le trafic de passagers et de 5,3 % pour le fret. Ces chiffres sont nettement plus élevés que les prévisions de croissance en Europe et en Amérique du Nord. Toutefois, pour que cette croissance se matérialise, l’Afrique devra développer son utilisation aujourd’hui limitée de la technologie de navigation par satellite et remédier à son piètre bilan en matière de sûreté et de sécurité aérienne.

En 2010, 20 % de tous les accidents aériens survenus dans le monde étaient attribuables à des compagnies aériennes africaines, alors qu’elles ne représentent que 3 % du trafic mondial. Tous les pays africains sont membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Ils doivent ainsi adopter une législation et des pratiques de sécurité aérienne conformes à la Convention de Chicago et aux normes et pratiques recommandées de l’OACI. Pour faciliter ce processus, l’OACI a mis en place un « plan régional de mise en œuvre complet pour la sécurité de l’aviation en Afrique » (ACIP), que mettent en œuvre les bureaux régionaux de l’OACI de Dakar et de Nairobi.

L’Union européenne (UE) a pris l’initiative d’élaborer des règles communes en matière de sûreté de l’aviation et d’harmoniser la législation dans ce domaine dans l’ensemble de l’Europe. Elle pourrait par conséquent servir de modèle en Afrique. Suite à la première Conférence de haut niveau UE-Afrique sur l’aviation qui s’est tenue à Windhoek, en avril 2009, un certain nombre de questions ont été abordées afin de développer, de manière sûre et durable, les services aériens entre l’UE et l’Afrique ainsi que sur le continent africain. Elles portaient notamment sur :

  • la libéralisation du marché,
  • la sûreté et la sécurité de l’aviation,
  • la gestion du trafic aérien,
  • les relations bilatérales entre l’UE et l’Union africaine,
  • l’engagement en faveur de mesures de protection de l’environnement.

Dans ce contexte, le programme actuel de soutien, financé au titre du budget intra-ACP du 10e FED, vise à faciliter le développement du secteur des transports aériens et à promouvoir l’utilisation des applications de services par satellite en Afrique. Pour ce faire, une assistance technique et des formations seront organisées pour améliorer la sûreté et la sécurité de l’aviation et présenter des applications GNSS/EGNOS aux parties prenantes africaines.